Tableau prévisionnel Excel 2026
Modèle Excel mensuel pour suivre CA, charges, TVA, résultat et trésorerie avec synthèse et mode d’emploi.
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Ce tableau prévisionnel Excel à remplir sert à piloter votre chiffre d’affaires, vos charges, votre TVA et votre trésorerie mois par mois. Le modèle contient trois onglets : Prévisionnel, Synthèse et Mode d'emploi.
L’onglet Prévisionnel permet de saisir vos montants mensuels et calcule automatiquement le résultat, la TVA et le solde de caisse. L’onglet Synthèse regroupe les indicateurs utiles pour voir tout de suite si le mois tient ou s’il faut corriger un poste.
Le fichier est pensé pour une TPE, un indépendant ou une petite association qui veut un suivi simple, sans usine à gaz. Vous renseignez vos hypothèses, vous comparez au réel et vous gardez un tableau lisible d’un coup d’œil.
Les principaux atouts de ce modèle Excel
- Saisie mensuelle rapide avec une logique de prévision, pas de comptabilité lourde.
- Calcul automatique de la TVA collectée et de la TVA déductible.
- Vision directe du résultat mensuel et du solde de trésorerie.
- Suivi d’un objectif mensuel avec calcul de l’écart en euros.
- Lecture claire des postes clés : CA, achats, loyers, salaires, charges sociales et autres frais fixes.
- Repérage visuel des mois en tension grâce au statut affiché en fin de ligne.
- Structure adaptée à un pilotage simple avant ou pendant la clôture mensuelle.
Guide pas à pas
- Ouvrez l’onglet Prévisionnel et renseignez d’abord les paramètres de base en ligne 2 : taux de TVA, TVA déductible et trésorerie initiale. Ces trois champs pilotent les calculs du mois.
- Complétez ensuite chaque ligne mensuelle avec vos hypothèses de CA prévu HT, achats, loyers, salaires et autres charges. Exemple simple : 12 000 € de CA HT, 4 000 € d’achats et 3 200 € de salaires donnent déjà une base de lecture utile.
- Vérifiez le montant de TVA sur chaque mois. Avec 10 000 € HT à 20 %, la TVA collectée ressort à 2 000 € avant déduction de la TVA sur vos dépenses.
- Contrôlez la colonne du résultat mensuel et la colonne du solde de trésorerie. C’est elle qui vous dit si votre activité finance les sorties à venir ou si un décalage de paiement va vous tendre la caisse.
- Allez dans l’onglet Synthèse pour lire les totaux et les indicateurs de comparaison. Cet onglet sert à décider vite, sans refaire les calculs à la main.
- Utilisez l’onglet Mode d'emploi pour garder la méthode de saisie et les règles de lecture. Si vous travaillez chaque mois dans le même ordre, le fichier reste fiable.
- Dupliquez la logique d’un mois à l’autre plutôt que de repartir de zéro. C’est plus sûr pour les formules et plus rapide pour votre suivi.
Fonctionnalités incluses
À qui sert un tableau prévisionnel à remplir
Ce modèle s’adresse à ceux qui doivent décider avec peu de marge d’erreur : indépendant en micro-entreprise, gérant de SARL, assistante de gestion dans une entreprise du bâtiment ou trésorier d’association. Il est utile dès qu’il faut anticiper une facture client, une échéance de TVA ou une paie à faire passer sans mettre le compte dans le rouge.
Un artisan avec 4 salariés, par exemple, peut prévoir 28 000 € de CA sur le mois, 9 500 € de salaires bruts, 3 200 € de charges sociales et 4 000 € d’achats. S’il saisit ces chiffres avant la fin du mois, il voit tout de suite si sa trésorerie absorbe les sorties ou s’il faut décaler un achat.
Le bon usage en pratique
Le vrai intérêt d’un tableau prévisionnel n’est pas de faire joli. Il sert à comparer un plan de charge à une réalité de terrain, avec des montants concrets et une lecture simple ligne par ligne.
Pour une boutique en ligne qui traite 300 commandes par mois, le tableau aide à suivre le CA HT, la TVA collectée et les frais de livraison sans attendre le bilan. Pour une famille à deux revenus, il permet de tester un scénario à 3 500 € de revenus nets et 2 900 € de dépenses fixes avant de décider si le mois tient.
Les règles françaises à garder en tête
Le modèle n’est pas une déclaration fiscale, mais il s’appuie sur des repères français utiles. En matière de TVA, vous restez sur les taux habituels de 20 %, 10 %, 5,5 % et 2,1 % selon l’activité, avec une distinction nette entre TVA collectée et TVA déductible.
Pour les pièces comptables, l’article L123-22 du Code de commerce impose une conservation pendant 10 ans. Si vous utilisez ce fichier pour préparer votre suivi mensuel, gardez les justificatifs de ventes, d’achats et de charges à l’appui des chiffres saisis, surtout si vous êtes au régime réel et que vous préparez une CA3 ou une CA12.
Ce que vous devez lire dans le tableau
La ligne des charges sociales doit être cohérente avec vos appels URSSAF ou vos bulletins de paie. Si vous avez 8 000 € de masse salariale brute sur un mois, le coût employeur ne s’arrête pas à ce montant : il faut intégrer les cotisations et les décalages de paiement.
Pour les indépendants, le tableau sert aussi à garder en tête les obligations liées au SIRET, au SIREN et, selon la structure, au Kbis ou au RCS. En pratique, ce n’est pas la saisie qui pose problème : c’est le suivi régulier qui évite de découvrir un manque de trésorerie le jour où la TVA tombe.
Les erreurs qui faussent le prévisionnel
La première erreur classique, c’est de mélanger HT et TTC. Si vous inscrivez 10 000 € TTC comme chiffre d’affaires HT, vous gonflez artificiellement le résultat et vous sous-estimez la TVA à reverser de 2 000 € sur une base à 20 %.
La deuxième erreur, c’est d’oublier les charges sociales ou les décalages de paiement. Un mois peut paraître rentable sur le papier et devenir tendu dès qu’on ajoute 4 500 € d’URSSAF, 1 200 € de loyer et 900 € de fournisseurs à payer avant l’encaissement client.
Ce que ça coûte vraiment
En pratique, une facture client réglée avec 45 jours de retard peut suffire à faire tomber une petite structure dans le découvert. Sur 20 000 € de CA mensuel, si 8 000 € arrivent en retard et que 6 500 € de sorties tombent à date fixe, le besoin de caisse devient immédiat.
Autre piège fréquent : ne pas isoler la TVA déductible. Sur 5 000 € d’achats TTC à 20 %, la TVA récupérable représente 833,33 € environ ; la laisser de côté dans le tableau fausse votre vision du solde réel et vous pousse à prendre de mauvaises décisions.
Le réflexe à adopter
Le bon réflexe est de vérifier chaque ligne avec la même logique : montant HT, montant TTC, date de paiement, impact sur la trésorerie. C’est plus long au départ, mais bien moins coûteux qu’un prévisionnel optimiste qui vous fait croire que tout va rentrer à temps.
Faire vivre le tableau dans votre suivi mensuel
Le plus efficace est de rattacher ce fichier à un rituel fixe, par exemple le premier lundi du mois ou juste après la clôture de paie. Vous ouvrez l’onglet Prévisionnel, vous mettez à jour les hypothèses, puis vous comparez avec la Synthèse.
Si vous avez une activité régulière, dupliquer le mois précédent fait gagner beaucoup de temps. Pour 12 mois de suivi, vous évitez de repartir de zéro et vous gardez une structure stable, ce qui limite les erreurs de recopie.
Les bons automatismes
- Gardez les mêmes catégories de charges d’un mois à l’autre pour comparer proprement.
- Utilisez les cellules de saisie en jaune comme point d’entrée unique.
- Relisez le statut en fin de ligne avant de valider vos hypothèses de trésorerie.
Dès que vous gérez plusieurs centres de coût, plus de 100 lignes de ventes ou des règles de facturation complexes, le tableur atteint sa limite. À ce stade, un vrai logiciel de gestion devient plus fiable qu’un fichier Excel, surtout si vous devez synchroniser paie, facturation et banque.
Questions fréquentes sur ce modèle
Il doit au minimum reprendre le CA prévu, les achats, les charges fixes, la TVA, le résultat mensuel et le solde de trésorerie. Dans ce modèle, ces postes sont structurés par mois pour vous donner une lecture immédiate.
Vous saisissez le taux en ligne 2, puis vous laissez le tableur calculer la TVA collectée et la TVA déductible à partir des montants HT. Avec 15 000 € HT soumis à 20 %, la TVA collectée est de 3 000 €.
Il sert à consolider les chiffres sans reprendre tout le détail mensuel. Vous y lisez plus vite les totaux, l’écart à l’objectif et les points de vigilance avant une décision de dépense ou d’embauche.
Oui, surtout si vous devez suivre des cotisations, des recettes d’événements et des dépenses engagées sur plusieurs mois. Un trésorier peut y suivre, par exemple, 2 000 € de recettes de cotisations et 1 300 € de sorties fixes par mois.
Le rythme mensuel convient pour la plupart des petites structures. Si votre activité encaisse et décaisse vite, un point hebdomadaire est plus sûr pour éviter une surprise de caisse en fin de mois.
Quand vous multipliez les flux, les utilisateurs ou les règles de contrôle. Dès que le fichier devient difficile à fiabiliser ou que vous devez suivre plus de 3 ou 4 activités en parallèle, un logiciel devient plus robuste qu’un tableur.